Situé au 54 rue de l’Evangile (XVIIIe), l’Aérosol est installé dans un ancien hangar de la SNCF qui est désormais dédié au street art et à la culture urbaine en général.

pascal robaglia

oeuvre présente à l’Aérosol

En collaboration avec la SNCF, trois personnes sont à l’origine de ce projet :  Aurore Becquet, Kévin Ringeval et David Benhamou. L’aérosol est potentiellement la première pierre d’un partenariat entre Maquis-Art et Polybrid (Aurore est co-gérante) dont l’ambition est de créer une agence pouvant organiser à nouveau des événements dédiés au street art.

Le lieu, situé entre les Portes de la Chapelle et d’Aubervilliers est une évidence selon Kévin : »C’est ici que sont nés les cultures hip-hop, les premières block party organisées par Dee nasty dans les années 80… ». Il y a une vraie histoire de la culture street art dans ce quartier, et il reste également beaucoup de gens qui ont connus ça, et qui vivent ici.

Ouvert depuis le 2 août, l’Aérosol a d’abord laissé place à tous les curieux, artistes en herbe, ou graffeurs confirmés venir marquer les lieux de leurs empreintes. De manière éphémère, chacun pouvait se lancer dans la décoration de l’extérieur du bâtiment avec des œuvres issues de l’esprit street culture.

Un musée et de nombreuses activités

De nombreuses activités ont été instauré dès le début du projet. Il est donc possible d’acheter sur place de la peinture pour décorer les murs, mais pas seulement, comme le confie Kevin: « Chacun peut venir faire des graffitis sur les murs de l’entrepôt, ou danser en rollers. Les seuls mots d’ordre ici sont couleur et mouvement. » Accompagné par de la musique, des bars, des foods trucks et des transat, le lieu propose également de tester les deux simulateurs électriques high-tech dont l’un est en réalité virtuelle, qui permettent de repartir avec une photo de sa création.

pascal robaglia

balade entourée de graffitis

Depuis le 1er septembre, L’aérosol s’est encore plus diversifiée avec l’ouverture d’un musée. Ce musée, dont le prix d’entrée a été fixé à 5€, est centré sur le street art et est composé de plus de 400 œuvres. Prêtées par des collectionneurs, les œuvres exposées ont été majoritairement créées « dans les années 80, à New-York. Il y aussi beaucoup de dessins, puisque le graffiti démarre toujours d’un dessin » ajoute David.

En plus de ce musée, on pourra désormais se faire tatouer dans l’esprit de la culture urbaine, faire du skate ou lire des bd dans la BD thèque proposée par les Editions Dargaud (Boule et Bill, Lucky Luke…) Pour ne rien manquer des futurs activités et des actuelles, il ne faudra pas traîner car L’Aérosol est éphémère. Sa fermeture étant prévue le 28 Janvier 2018.

 

L’Aérosol, 54 rue de l’Evangile, (XVIIIe.) Ouvert du mercredi au dimanche, mercredi-jeudi de 16 h à 23 h, du vendredi au dimanche de 12 h à 23 h. Entrée libre. Activités payantes sur place.